Après l'éclipse...

Le 21 Mars 2015 par Réagir » • Partagez » Partagez cet article sur Facebook Partagez cet article sur Google+
Après l'éclipse...

Les conditions météorologiques n'étaient pas bonnes. Depuis quelques jours un couvercle brumeux-nuageux enfermait la région parisienne dans sa pollution. Pour voir l'éclipse partielle du soleil du 20 mars 2015, il faut bien admettre que ce n'était pas idéal. Le maximum de l'éclipse, un peu moins de 80% au niveau de Paris et sa région, était prévu vers 10h30, heure locale. Ceux qui, comme moi, ont levé la tête à l'heure prévue ou même un peu avant ou un peu après, n'ont vu que du gris. Le gris des nuages. Il n'y a plus qu'à attendre la prochaine éclipse partielle visible en France : le 25 octobre 2022. C'est tout de même dans 7 ans...

Je m'étais pourtant bien préparé pour l'observation. Mon télescope est un engin très simple qui n'est pas équipé pour la photographie astronomique. J'avais donc décidé de faire des photos à travers le filtre solaire du dit télescope en utilisant simplement le zoom d'un de mes appareils numériques compacts. Pour cela j'avais ôté le tube du télescope de son pied, j'avais attaché le filtre, à l'aide de ruban adhésif, sur les anneaux de fixation du tube et j'avais enfermé le tout sous 2 couches de sacs plastiques de couleur noire et sous mon manteau. L'ensemble ressemblait un peu aux appareils photographiques du temps des plaques gélatinées.

Comme j'ai dit plus haut, mon travail de préparation s'est avéré inutile. C'était d'autant rageant que quelques heures plus tard le soleil était rayonnant. Un peu par dépit, j'ai tout de même tiré le portrait de ce soleil cabotin. C'est la photo que vous pouvez voir. On y distingue tout de même une "petite" tache solaire (dans le haut, au milieu). La photo a été prise à 15h28 avec mon appareil Panasonic DMC-TZ40 réglé sur une sensibilité de 200 ISO, ouvert à F/6.4, avec une vitesse d'obturation de 1/50ème de seconde. Le zoom était "tiré" au maximum avec une "pincée" de zoom numérique (équivalent 35mm = 960). Vous savez tout.