Machines à enseigner

Le 19 Avril 2011 by Jac LouRéagir » • Partagez » Partagez cet article sur Facebook Partagez cet article sur Google+

 C'est aussi au début des années 1970 que l'Education Nationale prend conscience de l'importance future de l'informatique et propose des stages d'initiation et de formation à l'informatique en entreprise. Je m'inscris pour un tel stage et je reçois une réponse favorable. Malheureusement, le stage est prévu chez IBM pendant les vacances scolaires en juillet. Cette année là j'avais déjà préparé un voyage aux USA. Je ne participerai pas au stage, un peu furieux qu'on ne m'ait pas proposé une formation sur mon temps de travail (aujourd'hui, ayant pris mes distances avec l'enseignement, ma position a quelque peu évolué ;-). C'est certainement un des évènements de ma vie professionnelle qui m'a conduit à chercher ailleurs qu'à l'Éducation Nationale, la satisfaction de mes besoins en formation continue (voir plus loin l'article Ordinateur personnel).

 A cette époque on parle beaucoup d'enseignement "automatique", voire de "machine à enseigner". On rêve de décharger les professeurs des tâches répétitives et d'améliorer les connaissances en pédagogie en analysant les réponses et le comportement des élèves face à une machine automatique. C'est l'objet de débats passionnés tels que ceux qu'on retrouve aujourd'hui sur les forums où les enseignants sont présents et parlent de l'Internet. Pourtant, force est de constater que 40 ans plus tard, en 2010, le nombre d'ordinateurs effectivement utilisables dans une école primaire ou un collège est ridiculement faible. Le principe des "salles informatiques" (peut-être nécessaires pour protéger les machines du vol?) contribue à rendre les quelques machines disponibles en pratique peu accessibles. Pour l'Éducation Nationale, un ordinateur reste un objet "spécial" qu'on n'approche que dans des conditions "spéciales"...